Erotisme

5 février, 2015

J’aimerai tendre la main pour sentir du bout des doigts la douceur de la vie,

Ouvrir la bouche pour m’enivrer de la délicate effluve du bonheur qui s’émane de nos corps,

Me perdre dans les sensations de nos coeurs qui battent à l’unissons, de nos âmes qui s’enlacent, d’un nous qui ne fait plus qu’un

Plonger dans nos fantasme pour sentir nos fluides fusionner, faire naitre en toi des désirs insoupçonnés pour nourrir, en moi, le feu ardent de mes envies.

J’aimerai apaiser l’ouragan de pensées qui agresse mon esprit, pour me livrer corps et âme dans une fusion délicate.

L’Amour et le Bonheur

27 janvier, 2015

Depuis notre plus jeune âge on grandit dans une illusion de l’amour, une illusion qui avec l’âge se retrouve éclatée par cette même société qui nous impose un système de consommation excessif.

Les films nous vendent des relations inébranlables et inespérées, ils nous donnent de quoi rêver certes mais nous laisse dans la bouche le goût amer de notre triste réalité. La vraie vie n’est pas un film. Non, ton ex que tu aime toujours ne sera pas présent sur le quai de la gare à t’attendre un bouquet de rose à la main. Non, l’homme qui t’as trompé ne reviendra pas vers toi quelques semaines plus tard une bague dans la poche pour t’annoncer que « sans toi je ne suis rien ». Non,  tout ceci n’existe pas…Et pourtant c’est ce qu’on s’entête à nous vendre parce que la réalité est bien moins belle que ça. Dans la vraie vie ton copain te quitte comme une merde par sms, il te trompe à tout bout de champ ou juste il n’est pas aussi beau que tu l’aimerai.

L’amour est à la base un sentiment innée chez l’homme mais la société se l’est appropriée pour en faire un concept emplie d’espoir mais pourtant inaccessible. Une fois que l’homme aura compris que l’amour n’est pas ce que l’on veut nous faire croire alors à ce moment là seulement il sera capable d’aimer vraiment.

Nos société « évoluée » nous ont volés nos sentiments les plus intimes pour y déposer des convictions sociétales selon lesquels l’amour doit aboutir à une union de deux être dans le but de perpétuer l’espèce et tout ceci dans l’unique et ultime but d’entretenir la consommation. La réalité c’est que l’amour est un sentiment, dépourvu de toute ambition, né du dépôt de notre propre narcissisme en l’autre. Le seul et unique but de ce sentiment est l’accès au bonheur et le bonheur ne dépend pas de cette société consommable mais de l’ensemble de notre environnement humain et naturel. Le bonheur existe depuis la nuit des temps et dans toutes les sociétés, dans nos pays développé le taux de dépression est des plus élevé. Pourquoi ? Parce qu’on nous fait croire que la consommation est le but de notre vie et que le système imposé par l’Etat est notre seule alternative cependant on notera que les sociétés les « moins développées » sont pourtant celle où la population est la plus heureuse. Pourquoi ? Tout simplement parce que la seule chose dont l’homme à besoin pour vivre c’est d’un environnement stable aussi bien sur le plan psychique que physique et que cet environnement stable ne peut exister dans une société aussi mouvante que la nôtre, exploitant nos performance et entretenant la concurrentialité.

 

 

La société et le sexe

27 janvier, 2015

A l’heure où tout est disponible du bout des doigts, le sexe devient lui aussi un outil de consommation. On consomme de la relation, on se troque de la tendresse pour combler le néant profond de nos sentiments. C’est la boulimie des temps moderne, les sites de « rencontre » prolifèrent, le sexe sans sentiments est devenue quelque chose de banale et même l’adultère est revendiqué par cette nouvelle websociété (Gleeden). L’acte de reproduction à deux est devenue une distraction. On consomme du sexe comme on consomme une cigarette, j’allume puis j’écrase. Le contact avec l’autre nait d’un contrat tacite d’échange de bon procédé, se donner un peu de tendresse, d’écoute et soulager sa libido sans s’imposer à l’autre.

Face à cette nouvelle émergence c’est la déchéance dans les rues…Les boites de nuits cimetière de la retenue et dancefloor de la décadence, sont le lieu où les femmes se déhanchent à moitié dénudé tel des steak que l’on secouent devant le nez des fauves. Les mâles accourent la queue entre les jambes pour consommer cette délicate substance. Le moment de courtiser la belle est venue, d’un pas assurer le mâle sort sa carte bleu pour offrir à sa proie un doux breuvage. Une fois la belle ivre l’approche est plus facile et la soirée peut se conclure. Le lendemain quand la fille racontera sa soirée à ses amies elle saura mettre en évidence le fait qu’elle n’a pas dépensé un sous pour s’enivrer jusqu’à l’oubli et qu’ensuite elle a su profiter d’une nuit bien accompagnée. L’homme de son côté saura se contenter de cette nuit pour apaiser les douleurs de son porte-monnaie.

Et si on refuse de participer à ces jeux abjectes on n’oubliera pas cependant de noter l’essor incroyable des sites « dit de rencontre ». Entre les meetico-pervers et les serial tinder les relations hommes/femmes s’appauvrissent intellectuellement tandis que l’overdose de sexe se rapproche à grand pas creusant un peu plus le fossé de la différence des sexes.

Paradoxalement cette société perversifiée nous vend des comptes de fée comme idéal de vie, les films d’amour font un tabac puisque l’amour a déserté les coeurs. Le fantasme d’une vie meilleur est devenue le fond de commerce de la société où la réalité est à la surconsommation.

Les évolutions technologiques nous veulent toujours plus solitaires, désormais plus besoin de sortir de chez soi puisque tout nous y est livré. Mais la nature profonde de l’homme ne peut se faire oublier et la solitude étouffe ce peuple asservie par les technologies. On parle d’évolution et de progrès mais sur le plan des relations il s’agit plutôt d’une régression…