Archive pour février, 2015

Remords G(C)acher

5 février, 2015

A tes côtés je me suis sentie fière, je me suis sentie belle ou peut être me suis-je simplement sentie vivre

Loin de toi j’ai découvert ma force et ta plus grande faiblesse

Lentement je me suis noyée jusqu’à m’oublier, la seule chose dont je suis encore certaine c’est combien je t’aime

Aujourd’hui j’espère déceler en toi le remord d’un abandon si violent, j’espère que tu le ressente,

Eternellement, je te désire encore, je te rêve toujours et je pense à toi,

Parce que tu le mérite, parce que c’est finalement la seule chose que j’espère t’avoir laissé

Xérès de mes nuits, je me suis enivrée de ta personne jusqu’à l’ébriété

Pourvue que la solitude t’emplisse désormais puisque ce fut ton souhait

Indépendamment de ma volonté

Si seulement…

Erotisme

5 février, 2015

J’aimerai tendre la main pour sentir du bout des doigts la douceur de la vie,

Ouvrir la bouche pour m’enivrer de la délicate effluve du bonheur qui s’émane de nos corps,

Me perdre dans les sensations de nos coeurs qui battent à l’unissons, de nos âmes qui s’enlacent, d’un nous qui ne fait plus qu’un

Plonger dans nos fantasme pour sentir nos fluides fusionner, faire naitre en toi des désirs insoupçonnés pour nourrir, en moi, le feu ardent de mes envies.

J’aimerai apaiser l’ouragan de pensées qui agresse mon esprit, pour me livrer corps et âme dans une fusion délicate.

Espoirs ou désespoirs

4 février, 2015

J’ai envie que tu revienne, je ne pense qu’à une chose c’est te retrouver,

Que tu me prenne dans tes bras, que tu me sers fort, toujours plus fort et que tu me susurre à l’oreille combien tu m’aime,

J’ai envie de t’embrasser encore et encore, de sentir ton corps s’apaiser contre le mien,

De sentir tes mains glisser le long de mes reins et tes baisers embraser mon âme,

J’ai envie de te sentir vivre en moi et de me sentir vivre en toi, de me revoir dans tes yeux comme une personne unique,

De te dire combien je t’aime, de te soutenir et te tenir contre moi.

…..

…..

……

Si seulement tout ces mots pouvaient devenir une réalité tout ne serait pas aussi compliqué mais la vie en a décidé autrement alors désormais tout ce que je peux dire à ton sujet c’est :

J’ai envie que tu parte, de ne plus penser à toi,

Que tu me laisse enlacer quelqu’un d’autre avec autant de tendresse et lui susurrer à l’oreille de doux mots d’amour,

J’ai envie de ne plus avoir envie, de ne plus penser à ton corps, de ne plus penser à nos moments d’union charnelle,

De ne plus rêver tes mains sur ma peau, de ne plus désirer tes baisers qui me laisse l’amer sensation d’une brûlure en plein coeur,

J’ai envie de me sentir vivre sans toi et que tu regrette la vie sans moi, de voir dans tes yeux la tristesse t’envahir quand tu me regarde,

De te dire combien je t’en veux, j’aimerai que tu sente ce que je ressens, si seulement tu avais un coeur…

 

Amitié

3 février, 2015

Dans la vie il y a des hauts et des bas, depuis tout petit on te dit que ta famille c’est le plus important car elle sera toujours la pour toi. En effet on ne choisit pas sa famille, les liens du sang persisteront quoi qu’il advienne mais justement comme on ne choisit pas sa famille ce sont des liens imposés à nous qui ne nous renvoie en rien une image objective de nous même.

La jeunesse nous laisse croire que nous sommes exceptionnels, que toutes les personnes qui nous entourent persisteront à nos côtés alors que la réalité nous veux séparés. En grandissant chacun part étudier aux quatre coins du pays et parfois même aux quatre coins du monde puis les vies se construisent indépendamment les unes des autres. En prenant du recul on se rend compte qu’il ne reste plus beaucoup de personnes à nos côtés et que les gens que l’on pensaient être nos amis se sont finalement égarés sur les chemins sinueux de notre vie. Malgré ce constat je reste intimement convaincu que l’amitié est la plus belle preuve d’amour pour l’homme car c’est une preuve objective d’une réalité subjective. Quoi de plus objectif qu’une tiers personne sans lien familiale avec nous ? Quoi de plus subjectif qu’un sujet lui même pris dans un instant isolé ?

Nos amis sont finalement les seuls être à nous connaitre vraiment sans vraiment nous connaitre. Et pourtant je suis persuadée que nos vrais amis sont les seuls que nous n’avons pas besoin de connaitre, nous les comprenons, nous les vivons, nous les aimons.

 

 

Racisme (et Discrimination)

2 février, 2015

Définition : Nom masculin créé par la société pour masquer sa propre réalité.

 

Origine : Depuis la nuit des temps les hommes vivent en communauté. A la base créées dans le but d’un fonctionnement symbiotique nous vivons désormais dans une réalité hétérotrophique. Ce système aussi critiquable soit-il est totalement accepté par l’ensemble des populations développées.

 

Développement : A l’heure actuelle notre pays accueil à bras ouvert les étrangers (enfin c’est ce qu’on veut nous faire croire) pour les parquer bien sagement dans des cités adaptées. On propose aux gens en difficultés financière (majorité de migrants) de vivre dans des cités HLM (Habitat à Loyer Modéré). Cette proposition parait tout à fait honnête sur le fond mais les HLM sont finalement construit à l’écart des villes pour former des cités autogérées. La peur des quartiers s’accroit avec cette division géographique bien entretenue par l’Etat.

Face à cela les personnes vivant dans ces cités se sentent mises à l’écart de la population, se sentent rejetées et développent une haine du système et donc une haine de l’ensemble de la population qui en est à l’origine. A côté de ça on impose aux « riches » de payer de lourdes taxes pour verser aux personnes en situation précaire des aides. Les populations aisées développent ainsi une haine de la précarité, les considérants comme des sangsues de la société en réponse à quoi ces personnes mises de côté entretiennent leur isolement face à cette société qui les rejettent.

Ajoutons que ces aides qui déplaisent à la « haute société » sont aussi une hypocrisie puisqu’elles permettent d’isoler les populations qui les recoivent. Ainsi les chefs d’entreprise n’ont plus à refuser des candidatures pour des raisons bidons puisque ces personnes ne cherchent même plus à travailler. La société est bien faite, les problèmes s’entretiennent, le fossé qui séparent les différentes classes sociale s’agrandit en faisant grandir chaque jour un peu plus la haine au sein de la population.
Conclusion : La mise en place des logements de type HLM aurait pu être une bonne chose si seulement ces cités n’étaient pas une mascarade. En effet, tout le monde se satisfait bien de cette situation discriminante, les gens en situation précaire sont parqués dans leurs cités d’où ils ne sortent plus ne venant pas perturbé le calme paisible des quartiers populaires. Mais qui sont les gens en situation précaire ? La réponse est pourtant évidente, les personnes en situation de précarité sont en majorité des migrants, donc des personnes étrangères originaires des pays de l’Est ou du continent Africain.

Nous vivons dans la plus belle hypocrisie qu’il soit : L’Etat met en place une discrimination géographique (et donc sociale) tout en se déclarant mobilisé contre toute forme de discrimination raciale. Alors que finalement c’est l’Etat lui même qui a créée cette distinction.

 

 

Hétérotrophique : Néologisme qui qualifie un système où des êtres vivent au dépend des autres.

Evasion

2 février, 2015

Une soudaine envie d’évasion…regroupement de pensées :

  • La vie est courte et pourtant on passe notre vie à rêver ce qu’on pourrait faire, à fantasmer notre bonheur sans savoir se saisir de la réalité. Depuis quelques jours j’ai décider de vivre, de vivre pleinement les événements qui se présentent à moi.
  • Si tu es triste et que tu baisse la tête, lève juste tes yeux et tu verra au loin une lumière, la lumière de la vie qui n’attend que toi.
  • Soit acteur de ta vie et la vie se déroulera selon le scénario que tu auras choisis.
  • On est libre et maître de nos choix ?! C’est ce qu’on veut nous faire croire. Demande toi ce que tu désire et ce qui motive tes envies.
  • Regarde toi dans une glace, souvent, et savoure ton image car tout ce que tu vois est éphémère et mérite d’être considéré à sa juste valeur. Tu es beau.
  • Si tu écoute ton corps il saura te soutenir. Si tu maltraite ton être il se dérobera sous tes pas. Respecte toi.
  • Si tu crois connaitre le malheur c’est que tu ne l’as pas vécu. Souris.
  • La vie est un parcours sans fin où à chaque pas les obstacles se complexifient. N’oublie pas que tu n’es jamais seul.
  • Tu n’as pas la force de changer le passé alors ne regrette rien et agit pour changer ton futur.  Bas toi pour être heureux.

 

Vice de Vie [Essai n°2]

2 février, 2015

Il est 20h quand Antoine fini sa journée. Fatigué, épuisé, lessivé, ou même vidé sont autant d’adjectifs qui pourraient le qualifier. Au volant de sa Porshe il fend la nuit tel un aigle qui fend le ciel. Sur un fond de musique classique il s’évade quelques instants…

Arrivé chez lui, il pousse la porte avec faiblesse et désespoir pour retrouver le néant de sa vie. Antoine à vendu tout ce qui meublé l’intérieur de son appartement, soit disant, pour retrouver une certaine liberté. Il pénètre à l’intérieur en trainant des pieds pour aller rejoindre l’unique fauteuil présent dans la pièce. Il s’écrase lourdement dans le fond de son fauteuil, se saisit de la bouteille de chartreuse restée posée là et se sers un verre.
C’est dans cette pièce vide et en savourant cette délicate substance qu’il est confronté à sa propre réalité. Antoine est seul et rien ne pourra changer cela. La solitude physique qui l’entoure désormais n’est que le symbole de son néant émotionnel, de son refus d’attache au monde qui l’entoure. Et pourtant en cet instant, il décide de prendre son I-phone pour contacter son ex-compagne. D’un simple message il retrouve le sourire, d’une simple réponse il se sentirait comblé. Depuis qu’il a quitté Johanna sa vie ne tourne plus rond mais difficile de faire face à cette réalité. Difficile car Antoine n’aspire qu’à une chose : la liberté. Il définit cette liberté comme une indépendance inébranlable envers tous ce qui l’entoure. Dans cette quête sans fin il a mis un terme à toutes ses relations, de la simple relation amicale en passant par celles amoureuses sans oublier celles familiales. Actuellement si on devait définir Antoine en 1 mots ce serait sans hésiter le terme d’égoïste qui lui collerait à la peau.

Cela fait maintenant 3 mois qu’il a quitté Johanna sans aucune raison et sans aucune explication et pourtant chaque soir il ne pense qu’à elle et chaque jour il n’espère qu’elle. Johanna c’est une jeune femme qu’il a rencontré un soir dans un bar, elle est grande, fine, avec d’immenses yeux bleus et une bouche bien dessinée. Les cheveux courts elle revendique sa différence et d’un sourire elle éblouie son entourage. Cette rencontre, Antoine n’a jamais voulu la voir comme une rencontre amoureuse, comme un coup de foudre. Pour se protéger de ses sentiments et de la dépendance qu’impose l’amour, il a refusé de Johanna tout attachement. Mais le temps renforce les sentiments et après quelques mois de relations Antoine à dû faire face à ce qu’il ressentais. Ensemble ils ont vécu une histoire bien particulière entre amour et interdits. Pris dans une ambivalence émotionnelle entre son besoin de liberté et son amour pour elle, il a fini par la quitter sans avoir la force de lui dire les choses en face.

C’est donc seul face à ce verre de chartreuse qu’il repense à tout ces moments passés aux côtés de Johanna, à son sourire, à son regard, à ses cheveux. C’est dans ce moment en suspens qu’il ressent son odeur et qu’il se remémore la chaleur de son corps et la douceur de sa peau. C’est à ce moment-là, et seulement à ce moment-là qu’il prend conscience de son erreur. Il lui envoie un sms, sms que l’on pourrait trouver tout à fait banale mais qui pourtant, venant d’Antoine, signifiait beaucoup…

 

 

Il est 20h lorsque Johanna sors de cours, elle quitte l’université d’un pas pressé pour enfin se reposer d’une journée bien chargée. Une fois chez elle, elle se prépare une soupe qu’elle sirote allongée sur son canapé en regardant la télé. Ces images qui défilent à toute vitesse devant ses yeux, l’incitant à consommer toujours plus et à croire en des fantasmes absurdes lui font repenser à Antoine. Avec Antoine elle avait su trouver un équilibre entre son désir de changer la société et son rejet de la conception de couple qui lui était imposé. Dans une relation passionnée, bien que complexe, elle a su découvrir les joie de l’indépendance et retourner à ses désirs  les plus primaires en lien avec la nature. Lorsqu’Antoine l’a quitté sans la revoir, Johanna a traversé une longue période de doute, effondrée elle ne croyait plus en rien. Elle a refusé les attentions qu’on lui portait et elle s’est enfermée dans sa solitude pour se protéger. 3 mois ce sont maintenant écoulés depuis la séparation. Johanna va mieux et lorsqu’elle repense à Antoine c’est avec une certaine amertume relevée d’une pointe de nostalgie. Cela fait maintenant un certains temps que Johanna a abandonné l’idée de le revoir et d’obtenir des explications.

Il est 21h lorsque son téléphone sonne, Johanna tend maladroitement son bras pour attraper son portable posé sur le coin de la table basse.  Elle se redresse pour lire ce sms qu’elle vient de recevoir. A la vue du message son corps se raidit, son visage se fige, ses yeux s’écarquillent, Johanna se frotte les yeux, elle n’y croit pas. Abasourdie elle reste un moment immobile, tenant son portable à bout de doigts l’écran affichant le message d’Antoine : « J’aimerai te revoir ».